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Points clés à retenir
- Légalité : Aptoide dépose une plainte antitrust fédérale contre Google, arguant que ses pratiques étouffent la concurrence.
- Contexte : Cette action s’appuie sur les conclusions du procès Epic, mais estime que les ajustements de Google restent cosmétiques.
- Impact : Pour Aptoide, les accords d’exclusivité avec les OEM et les développeurs créent un terrain de jeu profondément inégal.
Aptoide passe à l’offensive juridique
Franchement, l’affaire Epic contre Google n’était que le premier round. Deux semaines de test plus tard – enfin, deux ans de jurisprudence plus tard – le magasin d’applications alternatif Aptoide vient de déposer une plainte antitrust contre Google au tribunal fédéral du district nord de la Californie. Leur argument ? Que les pratiques de la firme de Mountain View en matière de distribution d’apps et de facturation intégrée continuent de nuire gravement à la concurrence sur Android.
J’ai testé. Voilà ce que ça donne : malgré les changements annoncés par Google suite au règlement avec Epic – le programme Registered App Store et une nouvelle structure de frais – Aptoide estime que le terrain de jeu est toujours aussi incliné. Leur plainte détaille comment les accords de verrouillage avec les fabricants (OEM) et les deals d’exclusivité avec les développeurs empêchent les stores alternatifs de prospérer. Ce n’est pas un détail.
Un accès aux développeurs et aux apps entravé
Aptoide, qui revendique plus de 200 millions d’utilisateurs annuels et un catalogue d’environ 436 000 applications, affirme que ces pratiques l’ont empêché de rivaliser efficacement sur les prix et les politiques. Retenez bien ça : l’accès aux développeurs et aux applications majeures reste, selon eux, artificiellement limité par l’écosystème Google.
La firme pointe également du doigt ce qu’elle appelle une friction délibérée pour les utilisateurs tentant d’installer et d’utiliser des alternatives au Play Store. Spoiler : si vous avez déjà tenté d’installer un APK ou un store tiers sur un Android récent, vous savez de quoi je parle. Cette expérience utilisateur alambiquée n’est pas un hasard.
La question qui persiste : une vraie concurrence est-elle possible ?
La plainte d’Aptoide prouve une chose : l’argument du monopole est loin d’être enterré. La vraie question, celle que tout utilisateur avancé se pose, reste entière : même si les magasins tiers sont techniquement autorisés, peuvent-ils réellement concurrencer de manière significative le Play Store ?
Du côté concret, Google n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire de Reuters. Mais l’enjeu est clair. Pour les passionnés d’Android qui, comme moi, ont flashé leur première ROM sur un HTC Desire, l’ouverture de la plateforme n’est pas une option, c’est le cœur de l’ADN du système. Voir cet espace se rétrécir année après année, au profit d’un modèle de plus en plus verrouillé à la iOS – sans en faire l’éloge, juste pour contextualiser –, c’est une régression. Et ça change tout pour l’avenir de l’écosystème.

Journaliste tech, testeur compulsif, drogué à l’écosystème Android depuis l’époque des ROMs custom. Je couvre les apps, les jeux et les rouages du système avec une obsession simple : vous dire ce que ça vaut vraiment.