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Points clés à retenir
- Écran Active Matrix : unique dans cette gamme de prix, personnalisable pour notifications, musique, charge.
- Batterie 8000 mAh : autonomie facilement deux jours, même avec un usage intensif.
- AI généreuse : assistant vocal Ella multi-modèles et fonctions d’édition photo.
Un design qui emprunte à Nothing, mais qui trouve sa propre personnalité
Franchement, je ne m’attendais pas à grand-chose en recevant le Tecno Pova 8 5G. J’ai testé tellement de smartphones que l’excitation se fait rare. Mais ce modèle-là a réussi à me surprendre. Le dos semi-transparent et le bloc caméra triangulaire rappellent immédiatement les Nothing Phone, mais Tecno a su y mettre sa patte. La version Arc White est élégante, mais c’est surtout l’Active Matrix display qui fait la différence. Ce n’est pas un détail : avoir un écran secondaire sur un téléphone à moins de 400 dollars, c’est une première. Je l’ai utilisé pendant deux semaines, et je dois dire que cet affichage rétroéclairé pour les notifications est bien plus pratique que d’allumer tout l’écran. Spoiler : mes collègues ont tous voulu savoir ce que c’était.
Performances au quotidien : un compromis acceptable
Le MediaTek Dimensity 7100 avec 8 Go de RAM ne va pas battre des records, mais pour une utilisation standard, c’est suffisant. Les applications s’ouvrent avec un petit temps de latence, mais une fois lancées, la navigation est fluide. Les jeux 3D tournent correctement en réglant les graphismes sur moyen. L’écran LCD 144 Hz en FHD+ est correct, sans plus. La luminosité est correcte en intérieur, mais en extérieur sous le soleil, le panneau LCD montre ses limites. J’ai testé la fonction YouTube Notes : elle génère automatiquement un résumé et les moments clés de chaque vidéo YouTube que vous copiez. C’est étonnamment utile, et ça fonctionne en arrière-plan, sans rien demander. Retenez bien ça : c’est un des rares smartphones à intégrer une AI aussi poussée à ce prix.
AI et logiciel : l’overdose ? Pas forcément
Tecno a mis le paquet sur l’intelligence artificielle. L’assistant Ella est paramétrable : vous pouvez choisir entre Gemini, Meta AI, Grok, DeepSeek. Le double tap sur la barre de navigation pour invoquer l’AI est un vrai geste utile, que j’aimerais voir ailleurs. L’interface Vision Art est un peu chargée au début avec ses icônes surdimensionnées, mais on s’y habitue. Les thèmes s’adaptent bien aux apps tierces. Les fonctions d’édition IA dans la galerie (suppression de reflets, ombres) fonctionnent correctement, sans être bluffantes. Je note aussi la présence d’un widget dédié à l’Active Matrix sur l’écran d’accueil, pratique.
Appareil photo : le talon d’Achille
Hélas, le capteur unique de 50 Mpx ne fait pas de miracles. En bonne lumière, les clichés sont corrects, avec des couleurs vives mais un peu de flou. En faible luminosité, le bruit numérique est présent. Le zoom 2x sans perte est utilisable, mais au-delà, la qualité chute. Pas de 4K, mais du 2K à 30 fps, ce qui est appréciable pour des vidéos de mémorisation. Le mode Vlog est sympa avec ses templates, mais on reste loin de ce que fait un Pixel ou un Nothing Phone. Si la photo est votre priorité, passez votre chemin. Mais pour du réseau social, ça fera l’affaire.
Autonomie : le point fort indéniable
8 000 mAh, c’est un chiffre qui parle de lui-même. Deux semaines de test plus tard, je confirme : le Pova 8 5G tient facilement deux jours, et même trois si vous êtes raisonnable. Le chargeur 45 W est lent sur une si grosse batterie : il faut environ 2h30 pour recharger complètement. Mais la charge inversée filaire à 10 W est pratique pour dépanner un ami en panne. J’ai trouvé que le téléphone était à peine plus épais (8,8 mm) qu’un Pixel 10, ce qui est un exploit pour une batterie de cette capacité. Et ça change tout.
Verdict : pour qui est-il fait ?
Le Tecno Pova 8 5G n’est pas parfait, mais il a une personnalité. L’Active Matrix, l’AI, et l’autonomie en font un candidat sérieux pour qui cherche un smartphone abordable avec des fonctionnalités uniques. Si vous pouvez trouver un Nothing Phone 4a Pro au même prix, la qualité photo et l’écran seront meilleurs. Mais si vous voulez un téléphone qui tient la route, qui a du caractère et une batterie de folie, le Pova 8 5G est un bon choix. Pour les utilisateurs techniques qui aiment bidouiller les paramètres AI et l’écran secondaire, c’est même un régal. Ce n’est pas un flagship, mais il fait le job avec style.

Journaliste tech, testeur compulsif, drogué à l’écosystème Android depuis l’époque des ROMs custom. Je couvre les apps, les jeux et les rouages du système avec une obsession simple : vous dire ce que ça vaut vraiment.